C’est une question qu’on me pose régulièrement : “Je suis en arrêt, est-ce que j’ai le droit de commencer un bilan ?” La réponse est oui. Et c’est même souvent le meilleur moment.
Que votre arrêt soit lié à un burn-out, à une maladie, à un accident ou à un épuisement qui ne dit pas encore son nom, ce temps de pause subi peut devenir un temps de recul choisi.
Ce que dit la loi
L’article L.323-3-1 du Code de la sécurité sociale est clair : un salarié en arrêt maladie peut suivre une action de formation et le bilan de compétences en est une (articles L6313-1 et L6313-4 du Code du travail). Deux conditions :
Votre contrat de travail reste suspendu. Vous continuez à percevoir vos indemnités journalières. Votre employeur n’a pas à être informé.
Le financement ? Votre CPF est mobilisable, même pendant un arrêt.
Pourquoi c’est souvent le bon moment
En arrêt, vous êtes sorti du tourbillon quotidien. Pour la première fois depuis longtemps, vous avez l’espace pour réfléchir sans la pression du lundi matin. Le bilan n’est pas un effort supplémentaire, c’est une façon de reprendre le contrôle sur la suite, à votre rythme.
En distanciel, les séances s’adaptent à votre énergie : pas de déplacement, des horaires souples, un rythme modulable. C’est un cadre pensé pour respecter votre état de santé tout en avançant concrètement.
Dans la majorité des cas, la démarche administrative est plus simple qu’on ne l’imagine, un accord du médecin, un courrier à la CPAM, et c’est validé sans difficulté.
Ce qui bloque la plupart des gens, ce n’est pas le cadre légal :
c’est l’idée qu’il faut attendre d’aller mieux pour s’en occuper.
En réalité, c’est souvent l’inverse : s’en occuper aide à aller mieux.



