Voici deux accompagnements. À première vue, ils n’ont rien en commun. Côte à côte, pourtant, ils disent tout ce qui fait qu’un plan d’action se met en mouvement.
Elle est arrivée en sachant très bien ce qu’elle ne voulait plus. Sur ce point, aucune hésitation. Mais dès qu’on s’approchait du projet, se lancer, créer son propre poste en freelance, quelque chose se bloquait.
Ce n’était pas l’idée qui manquait : c’était l’audace de se l’autoriser. Le travail a donc porté là, sur l’estime, sur la légitimité, sur cette permission qu’elle ne s’accordait pas. Et à mesure que la confiance revenait, le projet a cessé de faire peur pour devenir désirable. Aujourd’hui, sa création de poste en freelance est en cours. Le plan d’action ne s’est pas imposé par la force de la volonté : il est venu, fluide, une fois levé ce qui la retenait.
Lui arrivait avec une histoire différente, et un découragement assez fréquent. Il avait déjà fait un bilan de compétences, sans en sortir avec un projet. Il venait presque en se demandant à quoi bon recommencer.
Au départ, rien ne venait, et la tentation était grande de conclure « je n’ai pas de projet, voilà tout ».
Sauf que le problème n’était pas l’absence de projet : c’était la méthode. En travaillant autrement la recherche de pistes, en posant vraiment tout à plat, en explorant ce qui n’avait jamais été exploré, le déclic est arrivé. Et là, comme pour elle, le plan d’action s’est construit avec une fluidité qui l’a surpris lui-même.
Deux personnes, deux points de départ opposés : l’une retenue par l’émotion, l’autre en quête de clarté. Et pourtant, la même issue. Quand ce qu’il fallait lever a été identifié, le plan d’action ne se force jamais. Il devient évident, et il se réalise.
C’est ce qui rend ce métier si vivant : rarement ajouter de la volonté à des gens qui n’en manquent pas. Plus souvent, dégager ce qui était coincé, et regarder le mouvement reprendre tout seul.



